Bordel
flashback PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ashmaël   
Samedi, 25 Août 2012 09:34

Hell-hoe mes chères amibes ! Les choses étant ce qu'elles sont (merdiques pour le plupart) et ma vie ayant tendance a foutre le camp pour se briser en millions de petites parties tranchantes comme des rasoirs, je n'ai malheureusement pas pu m'occuper de vos cerveaux atrophiés ces derniers mois. Mais ca vous l'aviez déjà remarqué. Quoi qu'il en soit, si ca vous intéresse toujours, je suis en train de finaliser la partie numéro trois de 17, et si je la poste pas tout de suite c'est qu'il me faut d'abord régler un petit dilemme que je me suis posé tout seul mais... attendez, soyez juste patients. Pour vous faire patienter donc, j'ai déterré et dépoussiéré une relique des temps anciens, je ne vous ai pas dit que l'adversité me rendait nostalgique du temps passé, idéalisé par le prisme déformant de la difficulté du présent ? Faut que je pense a aller me faire soigner. Cette relique donc, pour poser un rapide historique, est la première « nouvelle » que j'ai réellement travaillé et mené a son terme, la seconde en réalité, mais la vrai première étant une collaboration et la collaboratrice étant une des dernière personnes a qui j'ai envie de parler, voici donc la deuxième (c'est pas clair hein?) écrite dans mes jeunes années de lycée, pour un concours de nouvelles duquel je me suis fait joliment jeter vu que mon « style et ma prose ne convient pas a ce que nous recherchons », ha ! Évidemment mon style a énormément évolué, j'ai trouvé ma propre patte, mon moyen de raconter mes histoires, mon univers, mais on s'inspire toujours de quelqu'un non ? Je vous laisse avec mon jeune moi en attendant de retrouver les obscénités haineuses de mon moi présent et ivre mort, soyez indulgent, ce gamin savait pas ce qu'il faisait.

 

Mise à jour le Samedi, 25 Août 2012 09:45
 
17 (deux) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Jeudi, 22 Mars 2012 21:47

Oublier.

T'oublier.

Les néons déchirent la nuit de leurs lueurs fantomatiques, comme pour faire oublier le froid et la tristesse. Tu déambules les rues, tête basse, en te laissant porter par les bruits, les odeurs. Tu croises des fantômes, des ombres parmi les ombres, tu pourrais presque ressentir leur vide, pourtant ils te dégoutent, peut être parce qu'ils te renvoient ton image, seuls, perdus, le visage livide, les yeux cernés.

Hantés.

 

Mise à jour le Jeudi, 22 Mars 2012 22:17
 
17 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ashmaël   
Samedi, 11 Février 2012 19:11

 

-Alors ca y est, on a perdu la guerre ?

La voix te fait sursauter, tu ne t'attendait pas à ce qu'elle se réveille si tôt. Tu t'arrache a la contemplation des immeubles vides et a ton reflet pale dans la fenêtre, et tu lui souris a travers la fumée de cigarette en guise de réponse. Elle n'est pas spécialement belle, mais dans les premières lueurs du jour, elle pourrait faire s'écrouler des royaumes, ses cheveux noirs retombent en cascade sur ses épaules et ton regard s'attarde sur la pointe d'une mèche qui dessine un point d'interrogation a l'envers sous son téton droit. Tu oublierait presque les veines visibles sous sa peau, les petites cicatrices qui parcourent son corps et la répulsion qu'il t'inspirait, nu et rutilant , couvert de sueur au point de devenir collant, se tortillant sur le tien en le recouvrant de fluides, pour peu, tu aurait dégueulé tripes et boyaux. S'oublier de cette façon ne marche plus.

Elle se redresse et le drap glisse du lit moite, révélant le haut de ses cuisses et la touffe de poils soigneusement taillée qui s'y blottis. La nausée te saute au visage et tu t'agrippe au rebord de la fenêtre pour ne pas tituber.

-assez parlé de ça, dit elle en te souriant

 

Mise à jour le Jeudi, 22 Mars 2012 21:27
 
défaut de sommeil PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ashmaël   
Mardi, 13 Décembre 2011 20:12

‎" Le premier souci de celui qui se prétend guerrier est d'avoir toujours la mort a l'esprit [...] Même jeune et robuste, si la mort occupe votre esprit a chaque instant, vous savez comment prendre soin de vous. Vous n'abusez pas de la nourriture et de l'alcool, vous contrôlez vos instincts sexuels et vous vous comportez avec prudence. Ainsi vous conserverez un corps bien portant. Et, étant en bonne santé, vous vivrez longtemps. "

Bushidô Shoshinshû

"Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse"

Alfred de Musset

Dormez bien citoyen.

Levez vous, allez au travail. Continuez a ne pas penser. Continuez a penser que vous êtes libre, que vos idées sont originales. Vous n’êtes rien de tout cela, toute votre vie vous êtes dirigés, guidés, le chemin est déjà tracé pour vous. Vous marchez en masse, persuadés de vous élever au dessus de celle ci mais vous n'en êtes qu'une partie, aveugle, sourde et suffisamment idiote pour ne pas parler. Vous défilez en masse dans les rues, tentez de faire entendre votre voix, mais vous n'avez fait que répondre a un appel et en rentrant chez vous, la rage a disparu et vous avez le sentiment du devoir accompli. Vous ne pouvez pas résister a la masse.

 

Mise à jour le Mercredi, 14 Décembre 2011 15:29
 
nostalgie hivernale PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Ashmaël   
Dimanche, 13 Novembre 2011 21:49

Voilà que l'hiver arrive.

Pas encore tout a fait installé mais, a la façon d'un mauvais représentant de commerce, a coincé son pied dans la porte pour nous empêcher de la refermer. Je ne sais pas si c'est le froid qui me rend nostalgique, ou bien les fêtes. Les fêtes de fin d'année, reliquats de fêtes païennes oubliées, avec leur cortège de lampions pour chasser la nuit et le froid qui s'installe dans nos âmes. Quoi qu'il en soit, je voulait vous faire partager un peu de ma nostalgie avec un genre de très courte nouvelle surréaliste (?), presque un poème en prose, que j'ai retrouvé au fond d'un tiroir dans un classeur plein de petites choses poussiéreuses et chargées de souvenirs comme celle ci.

Ne vous inquiétez pas, les sarcasme, l'ironie, les insultes gratuites et leur cortèges d’obscénités innommables reviendront en temps et en heure....

 

Mise à jour le Lundi, 14 Novembre 2011 16:33